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Sandrine Collette de retour à La Plage aux Ecrivains avec un nouveau roman noir

Sandrine Collette, primée en 2015 à Arcachon pour "Six Fourmis blanches", participera de nouveau à La Plage aux Ecrivains les 13 et 14 mai prochains. L'auteure de romans noirs présentera son dernier opus : "Les Larmes noires sur la terre".

Il y a deux ans vous participiez pour la 1ère fois à La Plage aux Ecrivains. Quels souvenirs gardez-vous de ce premier séjour dans notre Ville ?

Je ne connaissais pas Arcachon. J'ai trouvé l'endroit ravissant. J'étais très exaltée car j'ai reçu à cette occasion le Prix Littéraire de la Ville. Je me rappelle tout particulièrement de la dégustation géante d'huîtres. C'était épatant, tous ces bénévoles qui travaillaient depuis le matin et la façon dont les gens se sont rués sur la tablée. En une dizaine de minutes, il ne restait plus rien !
Et puis je me souviens aussi de cette lumière si particulière, liée à l'installation du village sur la plage. L'environnement fait vraiment partie du salon. 

Participez-vous à beaucoup de salons littéraires ? 

Une trentaine environ par an au moins. Le travail d'auteur est un travail très solitaire. J'aime donc aller ainsi à la rencontre de mes lecteurs. C'est intéressant en outre de voir le regard qu'ils posent sur mes livres car, finalement, il y a autant de livres que de lecteurs !

Les 13 et 14 mai, lors de la 13ème édition de la PAE, vous présenterez "Les Larmes noires sur la terre". Dans ce 5ème roman, vous racontez la vie de Moe qui bascule dans l'horreur suite à une mauvaise décision. Qu'est-ce qui vous a inspiré le récit de ce destin brisé ?

Je voulais sortir de l'ordinaire du genre polar mais rester dans l'ordinaire des gens : observer ce qui se passe autour de nous et retranscrire. L'histoire de Moe, c'est le destin transfiguré d'une femme que j'ai connue. Les faits que je retrace dans ce livre sont inspirés de faits réels. Dans tous mes livres, j'explore l'impermanence de la vie, du destin. Mes lecteurs me disent souvent, au sujet de mes personnages : "Ça aurait pu être nous". C'est exactement mon propos.

Votre vie à vous aussi a basculé lorsque vous avez décidé de devenir auteur. Racontez-nous comment. 

Il y a cinq ans, je travaillais à l'université de Nanterre. Un jour, je me suis dit : "Ce n'est pas possible que la vie ce soit ça !". J'avais envie d'écrire depuis 20 ans. C'était un vieux rêve. Je ne voulais pas avoir de regret. J'ai pris un an pour écrire "Des Nœuds d'Acier". Je l'ai envoyé à Denoël et j'ai eu la chance qu'ils acceptent de le publier malgré son côté atypique.

Depuis vous êtes partie vous installer dans le Morvan pour écrire en retrait du monde. Quel est votre rapport à l'écriture ? 

C'est toujours un véritable plaisir d'écrire. C'est une joie, une exaltation ! Quand c'est l'heure, je suis heureuse de me mettre à l'ordinateur. Je joue avec les mots. Contrairement à la peinture, j'arrive à en faire ce que je veux !

 

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